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    Adt on Lại thêm 1 bài không phải…
    chucnguyen81 on Vĩnh biệt bà con, Cavenui xuốn…
    vtdtfc on Vĩnh biệt bà con, Cavenui xuốn…
    Nina on Vĩnh biệt bà con, Cavenui xuốn…
    Cáo on Vĩnh biệt bà con, Cavenui xuốn…

Intolérance, autoritarisme et conservatisme des foules

Posted by cavenui trên Tháng Mười 30, 2007

Thư của Gustave Le Bon gửi Gaup Le Bonbon

Les foules ne connaissant que les sentiments simples et extrêmes; les opinions, idées et croyances qui leur sont suggérées sont acceptées ou rejetées par elles en bloc, et considérées comme des vérités absolues ou des erreurs non moins absolues. Il en est toujours ainsi des croyances déterminées par voie de suggestion, au lieu d’avoir été engendrées par voie de raisonnement. Chacun sait combien les croyances religieuses sont intolérantes et quel empire despotique elles exercent sur les âmes.

N’ayant aucun doute sur ce qui est vérité ou erreur et ayant d’autre, part la notion claire de sa force, la foule est aussi autoritaire qu’intolérante. L’individu peut supporter la contradiction et la discussion, la foule ne les supportent jamais. Dans les réunions publiques, la plus légère contradiction de la part d’un orateur est immédiatement accueillie par des hurlements de fureur et de violentes invectives, bientôt suivis de voies de fait et d’expulsion pour peu que l’orateur insiste. Sans la présence inquiétante des agents de l’autorité, le contradicteur serait même fréquemment massacré.

L’autoritarisme et l’intolérance sont généraux chez toutes les catégories de foules, mais ils s’y présentent à des degrés forts divers ; et ici encore reparaît la notion fondamentale de la race, dominatrice de tous les sentiments et de toutes les pensées des hommes. C’est surtout chez les foules latines que l’autoritarisme et l’intolérance sont développés à un haut degré. Ils le sont au point d’avoir détruit entièrement ce sentiment de l’indépendance individuelle si puissant chez l’Anglo-Saxon. Les foules latines ne sont sensibles qu’à l’indépendance collective de la secte à laquelle elles appartiennent, et la caractéristique de cette indépendance est le besoin d’asservir immédiatement et violemment à leurs croyances tous les dissidents. Chez les peuples latins, les Jacobins de tous les âges, depuis ceux de l’inquisition, n’ont jamais pu s’élever à une autre conception de la liberté.

L’autoritarisme et l’intolérance sont pour les foules des sentiments très clairs, qu’elles conçoivent aisément et qu’elles acceptent aussi facilement qu’elles les pratiquent, dès qu’on les leur impose. Les foules respectent docilement la force et sont médiocrement impressionnées par la bonté, qui n’est guère pour elles qu’une forme de la faiblesse. Leurs sympathies n’ont jamais été aux maîtres débonnaires, mais aux tyrans qui les ont vigoureusement écrasées. C’est toujours à ces derniers qu’elles dressent les plus hautes statues. Si elles foulent volontiers aux pieds le despote renversé, c’est parce qu’ayant perdu sa force, il rentre dans cette catégorie des faibles qu’on méprise parce qu’on ne les craint pas. Le type du héros cher aux foules aura toujours la structure d’un César. Son panache les séduit, son autorité leur impose et son sabre leur fait peur.

Toujours prête à se soulever contre une autorité faible, la foule se courbe avec servilité devant une autorité forte. Si la force de l’autorité est intermittente, la foule, obéissant toujours à ses sentiments extrêmes, passe alternativement de l’anarchie à la servitude, et de la servitude à l’anarchie.

Ce serait d’ailleurs bien méconnaître la psychologie des foules que de croire, à la prédominance de leurs instincts révolutionnaires. Leurs violences seules nous illusionnent sur ce point. Leurs explosions de révolte et de destruction sont toujours très éphémères. Les foules sont trop régies par l’inconscient, et trop soumises par conséquent à l’influence d’hérédités séculaires, pour n’être pas extrêmement conservatrices Abandonnées à elles-mêmes, elles sont bientôt lasses de leurs désordres et se dirigent d’instinct vers la servitude. Ce furent les plus fiers et les plus intraitables des Jacobins qui acclamèrent le plus énergiquement Bonaparte, quand il supprima toutes les libertés et fit durement sentir sa main de fer.

Il est difficile de comprendre l’histoire, celle des révolutions populaires surtout, quand on ne se rend pas bien compte des instincts profondément conservateurs des foules. Elles veulent bien changer les noms de leurs institutions, et elles accomplissent parfois même de violentes révolutions pour obtenir ces changements ; mais le fond de ces institutions est trop l’expression des besoins héréditaires de la race pour qu’elles n’y reviennent pas toujours. Leur mobilité incessante ne porte que sur les choses tout à fait superficielles. En fait, elles ont des instincts conservateurs aussi irréductibles que ceux de tous les primitifs. Leur respect fétichiste pour les traditions est absolu, leur horreur inconsciente de toutes les nouveautés capables de changer leurs conditions réelles d’existence, est tout à fait profonde. Si les démocraties eussent possédé le pouvoir qu’elles ont aujourd’hui à l’époque où furent inventés les métiers mécaniques, la vapeur et les chemins de fer, la réalisation de ces inventions eût été impossible, ou ne l’eût été qu’au prix de révolutions et de massacres répétés. Il est heureux, pour les progrès de la civilisation, que la puissance des foules n’ait commencé à naître que lorsque les grandes découvertes de la science et de l’industrie étaient déjà accomplies.

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Một phản hồi to “Intolérance, autoritarisme et conservatisme des foules”

  1. Gaup said

    Cảm ơn bạn Núi đã chuyển thư. Bạn Gấu không suy nghĩ được một cách hệ thống thế này nhưng cũng ý thức được gần hết vì khi đọc không cảm thấy có điều gì mới mà mình không biết. Ở bên kia, nói gì thì nói, cũng chưa hay không bao giờ bộc lộ rõ những thứ ù lì nặng nề và hiểm ác của nhóm. Có lẽ tại trong môi trường mạng mọi người ở cùng chỗ nhưng khó hội nhóm tử tế để tình cảm cùng được synch với nhau nên đám đông không trở nên phá đám hơn được. Hơn nữa, sự độc đoán mà đám đông sợ hãi, ở bên kia cũng được trình bày phần nào qua sự thể hiện của nghệ sỹ bàn tay thép bọc nhung. Miễn là bộ óc nối với bàn tay thép thể hiện ý chí của thời đại và cái tốt hơn, bạn nghĩ bạn không có vấn đề gì với bàn tay thép và sự độc đoán. Điều này không phải lúc nào cũng đúng ở mọi nơi; và một khi đã đúng có thể trở thành không đúng mà mình không biết.

    Nói nhiều chỉ để tóm lại là bạn nghĩ nói chung chẳng hy vọng được gì nhiều vào mình hay vào họ.

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